De quoi ai-je peur? De toi, enfin de moi sans toi. (r.)
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De quoi ai-je peur? De toi, enfin de moi sans toi. (r.)

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MessageSujet: De quoi ai-je peur? De toi, enfin de moi sans toi. (r.) Lun 27 Jan - 19:00

CEPHEI/ANTARES

Et plus on aime fort, plus la douleur à venir sera décuplée.
Tu connaîtras le manque, puis les affres de la jalousie,
de l'incompréhension, la sensation de rejet et d'injustice [...]

Pour la sixième fois depuis cinq minutes, tu regardes l'écran de ton portable. Aucun message. Pas plus d'appels. Un soupire se fraye un chemin au milieu de tes lèvres serrées et tu essayes de contenir cette inquiétude qui te gagne à chaque fois que Céphei ne répond pas. Ces silences radios qui te perturbent temps. Ce ne sont que des silences radios, mais pour toi c'est bien plus que ça. C'est quelque chose que tu ne peux pas définir, qui t'empêche de respirer, qui fait bouillir tes pensées, resurgir tes cauchemars. Qui te fait craindre la nuit, l'absence et le vide. Tu n'aimes pas ressentir ça pour ta jumelle. Tu détestes sentir le poids de sa domination, l'emprise qu'elle a sur toi, sur tout ce que tu es.  Pourtant, c'est visible. Tu aurais pu faire autre chose, mais tu l'attends comme un con. Pourquoi tu le fais ? Tu l'aimes au-delà des mots, ça suffit à comprendre. Tu sais bien qu'elle ne va pas t'abandonner, ni te laisser sur le carreau comme un vulgaire chiot, mais tu ne peux pas t'empêcher de le craindre plus que de raison. T'as cette peur grave, presque aigüe, de la voir disparaitre, qu'elle te remplace, qu'elle ne soit pour toi plus qu'une étoile lointaine. Trop loin pour que tu puisses y survivre. Mais t'es peut-être un peu trop parano. Ou c'est l'amour qui te rend si déraisonnable, si angoissé et nerveux. Possible. Alors, devant l’absence de nouvelle, tu te replonges dans ton livre pour penser à autre chose. Un bouquin sur l’architecture moderne qui a le mérite de te tenir éveillé depuis trois bonnes heures.
Il est 3h58.
Elle n’est toujours pas rentrée.
Tu sais très bien ce qu’elle fait, Céphei est loin d’être une enfant de chœur. Peut-être même qu’elle est partie se snifer un rail de coke dans une boite de nuit. Tu n’aimes pas vraiment ça et elle le sait. Pourtant, elle ne fait jamais rien pour apaiser tes inquiétudes ou y mettre du sien. Elle n’en fait qu’à sa tête. Tout le temps. Et si, elle suit ses envies comme bon lui semble, l’inverse n’est absolument pas vrai. Que dirait-elle si elle te voyait te droguer ? Ou même si elle le savait ? T’es au moins sûr qu’elle t’en aurait fait tout un fromage et t’aurais forcé à arrêter illico presto. Et c’est ce que t’aurais fait, sans broncher. T’es un peu trop soumis aux frasques de ta jumelle, mais tu n’y peux rien. T’as grandi comme ça : sous ses approbations, sous ses oui et sous ses non. Son avis ? Elle le donne toujours et pas de la meilleur des manières. Avec le temps, t'as accepté qu'elle soit plus forte que toi. Et même quand votre relation a pris un tournant particulier, tu es resté spectateur du joug de ta soeur, sans chercher à prendre une place autre. Parce que Céphei est provocante, là ou tu es rationnel. Parce qu'en secret, t'as toujours subi pour deux le poids de la honte et du tabou, qui t'enserre quand tu regardes son décolleté avec le cœur en émoi, quand t'oses la rêver comme une femme et non comme ta soeur. Parce qu'elle est libre, alors que tu es trop enfermé dans les règles. Et c'est sans doute pour ça que la crainte s'est insinué en toi de façon puissante, par peur qu'elle t'échappe et se livre à d'autre. Là, où tu ne peux que le faire avec elle. Même pas avec Nirvana, alors que t'es censé être son petit-ami.
Au fond, Céphei, c'est ton univers. Ce tout qui englobe ton monde et qui le fait tourner droit.
Et alors que tu tournes l’une des dernières pages de ton bouquin, t’entends l’escalier grincer. Comme d’habitude, elle ne cherche pas à cacher son arrivée aux yeux de vos parents. Tu l’as couverte aussi bien que tu l’as pu, mais ça, Céphei s’en fiche pas mal. C'est sans doute normal pour elle que tu prennes sa défense devant vos parents, t'es son jumeau après tout. Parfois, tu as même tendance à croire qu'elle en joue trop, beaucoup trop. Deux minutes plus tard, elle se retrouve dans l’encadrement de la porte de ta chambre. Bien décidé à lui faire payer son manque d’attention à ton égard, tu ne la regardes pas tout de suite. Ou du moins, tu essayes. Tes yeux se fixent sur un point d’ancrage : les lignes du livre. Et tu t’y tiens aussi longtemps que tu le peux. Céphei n’aime pas attendre, ni même être reléguer au second plan. Alors pour afficher sa présence, elle insiste en se raclant la gorge avant de venir s’assoir au bord de ton lit. Aussi bizarre que cela puisse paraître, vous passez plus de temps à dormir ensemble que séparer. Vos parents n’aiment pas ça, mais qui peut vraiment se mettre entre deux jumeaux ? Et encore plus entre deux jumeaux qui s’aiment ? Dans tout les cas, tu n'as pas l'intention de te laisser faire cette nuit. Elle peut aller dormir dans sa chambre, que tu n'y trouveras aucune objection. Qui le croit ? Que toi, visiblement. Puis, tu relèves soudainement les yeux vers Céphei, intrigué par ce que tes narines captent. Elle a des cernes, les pupilles un peu trop dilatées pour que ce soit normal mais c’est pas ça qui te préoccupe. C’est plutôt ses épaules dénudées qui te font tourner la tête comme toujours et ce parfum … Ce parfum qui n’est pas le tien, ni même le sien. Cette odeur étrangère et désagréable qui te fait prendre conscience qu'encore une fois, elle t'a oublié pour un autre. C'est régulier, mais jamais tu t'y habitueras. Tu fermes ton livre, le pose sur ta table de nuit où ton réveil affiche désormais 4h10 et tu croises les bras sur ton torse nu. « T’étais où ? » Tu cherches son regard, tu veux qu’elle voit à quel point ça t’agace qu’elle te laisse en plan pour aller en voir d’autre. Les traits de ton visage sont tirés et t'as l'air grave. Comme si c'était la fin du monde. Ce qui l'est vraiment pour toi. T’es jaloux ? Oui. Trop pour que ce soit normal. T’es toujours sur la défensive quand elle parle de ses coups d’un soir ou de ce mec aux coups de reins magiques. Comme les silences radios, il augmente tes craintes. Et même si elle sait que tu détestes qu’elle en parle, elle le fait quand même. A croire qu’elle aime te voir dépérir un peu plus sous les sentiments que t’éprouvent à son égard. Céphei joue toujours. Mais toi, t’as plus envie de jouer. Voyant qu’elle ne te répond pas directement, tu insistes. « T’aurais pu au moins répondre à mon dernier message. Je m’inquiétai. » Tu fronces des sourcils, mécontent. Tu ne lui laisses pas le temps de répondre, elle chercherait à reprendre le dessus. « On était vendredi je te rappelle. (les vendredi avec Céphei ont toujours été sacré pour toi : livraison de sushi et mattage de film d’horreur.) mais comme tu t'en fous visiblement. » Tu hausses des épaules. Ta mâchoire se crispe. T'as beau avoir l'air sûr de toi, tu angoisses devant la réaction de ta jumelle. Ouais, parfois, elle te fait vraiment peur.
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