L'orage
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L'orage

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MessageSujet: L'orage Dim 2 Fév - 19:47



L'orage
Gronde la pluie le souffle ténébreux des vertiges immenses et là, dans sa chambre bénie le lys terrifiée dans ses couvertures de roses et d’argent attend patiemment que cesse les rugissements courroux du puissant de sa voix maléfique condamne les pauvres au dehors que ni toit, ni tissus sur leur tête protègent de la flamme égarée du divin. Elle tremble la feuille de ses bras couvert d’ocre et de satin, ses cheveux sur son front gelé palpitant l’amoureuse perdue dans cet environnement de nacre, de douceur matinale qu’elle promène chaque aurore de son sillage flamboyant des plumes de bonté sur son âme rapiécée. La jolie de ses pas danseuse étoilée guette la fin retentissante, espère de cette tempête gigantesque la fin, entend les rires bruissant entre ces branches, ces pétale meurtris de fleurs détruites, se terre dans son matelas moelleux et pense. Pense les ivres moribonds qu’il était, lui le diable de son supplice. Elle entrevoit des fées alors de son esprit créée des protectrices diverses de paillettes et de gaité rendre le monde plus joyeux. Son tremplin d’innocence, nid des vestiges ailés, elle essaie de sa force frêle de s’endormir, de retourner dans les contes bercement écarlate de son enfance brisée. Mais. Le coquin sourd les cors de la chasse nocturne, les démons de leur cavalcade débouclent les sentences gracieuses que leur chef sur son cheval obèse tend le glaive de l’injustice au pays des malfrats, Lullaby chante de ses lèvres entrouvertes un son vermeil jaillissant talisman contre la peur ô peur qui guette la précieuse. Tapie en son ventre noué elle se balance apaisement placebo tout contre son sein hymne d’ivoire, elle chante pâle et affriolante cette gamine éteinte que l’orage traverse, domine son corps tremblant tel le continent des apprivoisés. Les papillons s’en sont allé. Les marraines s’en sont allées. Les dragons d’ors et des lutins coriaces s’en sont allés. Tous dans la vallée des merveilles sans elle. Ses orbes brillants versent quelques gouttes sucrées sur le faîtage de laine déjà rempli de quelques temples souverains de pluie féconde lorsque la belle se remémore quelques embruns pourfendeurs de justice, ses bras vagabondes, effleurent doucement la moquette nettoyée, ses jambes à terre elle ne s’écoute pas avancer, courir vers ce sauveur de rêve. Ce sauveur d’âme. Lui Gabriel. L’archange des chérubins ! Elle ne toque pas trop de peur, trop d’angoisse, trop de souvenir, trop. Trop de larmes. Trop de pleure sur les charognes naufragées de ses souvenirs amères. Elle semble trainer la chaîne tintant des perdues pauvre chose obéissante au maître. Elle s’enroule, là à côté de son prince, son frère… plus qu’un frère son jumeau, sa jumelle que le Destin amusé avait placé sous son élytre dorée son sourire éclatant de vague s’écroulant contre ces roches de granit géantes. Es-tu réveillé ?. Une supplique dans le tréfonds de cette salle décorée sobrement comme ce frère protecteur toujours. Toujours la corde et les mains serrant à cette vie errante.    
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MessageSujet: Re: L'orage Jeu 6 Fév - 22:46


    Le ciel fait un bruit de colère cette nuit là, Gabriel est persuadé que c'est les morts qui s'engueulent avec dieu, rien d'autre ne peut provoquer un tel vacarme. Il n'est pas croyant pourtant, mais ça lui plait de s'imaginer les situations qui peuvent se passer au-dessus du ciel, c'est plus beau que de dire que c'est un banal mélange entre de la pluie et une différence de température entre deux couches atmosphériques. A défaut de l'effrayer, l'orage l'apaise, il ferme les yeux et il plonge dans son monde imaginaire où tout est plus beau qu'ici bas. De temps en temps ses yeux s'ouvrent que la fenêtre qui donne sur l'extérieur qui passe de l'obscurité à l'éclat lumineux pendant quelques micros-secondes. Il a des yeux d'enfants devant ce spectacle de la nature, mais il ne peut pas s'empêcher de penser à sa sœur qui est terrorisée pendant ces soirs où le tonnerre gronde. Il hésite quelques secondes à aller prendre de ses nouvelles, mais sans oser de peur de la réveiller. Ses paupières lourdes se referment pour le faire plonger dans un état d'apaisement total, à mi-chemin entre l'éveil et le sommeil, il entends tout ce qui se passe autour de lui, mais il a l'impression d'être étendu sur un nuage dans lequel il s'enfonce avec douceur. Un temps passe, puis une présence s'installe dans son lit. Inutile d'ouvrir les yeux, il devine sans peine l'identité de cette personne et un fin sourire vient se loger sur son visage de gamin. Doucement, il se colle à son dos tout en passant une main par-dessus elle qui vient chercher celle de sa sœur pour les lier, comme toujours. « Es-tu réveillé ? » Après son mouvement, la réponse est devenue inutile, Gabriel se contente de caresser la main de la belle enfant logée dans ses bras. « Ne craint rien Lulla, l'orage n'est qu’éphémère est personne ne te fera de mal tant que je serais là, même pas lui. Il est en colère, mais ça va passer. » Il accompagne les mots murmurés par un baiser sur l'épaule de sa sœur. Il refuse de se l'avouer, mais lui aussi il va bien mieux dormir maintenant que sa jumelle est près de lui. Un silence, puis un nouveau murmure soufflé, comme par peur que quelqu'un les surprenne. « Je t'aime. » C'est simple, c'est souvent utilisé à tort chez les autres, mais Gabriel il n'y a qu'à sa sœur qu'il souffle ces quelques mots remplis de sincérité. « Reposes toi maintenant.. » Reposes toi, tu n'as plus rien à craindre, les anges veillent sur toi.
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MessageSujet: Re: L'orage Sam 8 Fév - 18:12



L'orage
Lula de ses cheveux de reine éparpillés sensiblement autour d’elle des fils de soie, des fils de vie qu’elle laissait à son bon vouloir pousser à son crâne, chevelure de geai qu’elle coiffait parfois d’une brosse de brocard son regard au vide de la glace qu’elle ignorait. Lula de ses mains roides de petite fille terrifiée, tremblantes et moites que ses membres glacés qu’elle recouvrait de tissus tendres d’un jean, d’un t-shirt, d’un pull, d’un gilet mauve où des écritures sensés offrir confiance à son être étaient mordu par l’indifférence de la fleur. Ici. Dans ce lit trônant pitoyable au-dessus des décombres de ce passé meurtri, elle serrait la main de sa jumelle, son âme pareille rassurante, réconfortante dans ces broussailles de peur poussant tiges et lianes sur son pauvre cœur sanguinolent. Elle ouï difficilement le tonnerre jaillissant des foudres du Divin qu’elle supposait avoir blessé car, de ses gestes, de son existence elle se détestait pour des raisons obscures ô souveraine de la quiétude qu’elle amenait de ses mains jouvencelles aux habitants de la ville par son sourire et sa grâce astrale. Les gouttes de cette ondée battaient les fenêtres échos des pêcheurs déchus galopant contre des abris de fortunes, des infortunés démunis n’ayant ni linge, ni nourriture à apaiser les gargouillements de ventre grisonnant. Imaginait-elle. Cette présence et cette voix et ces mots de braises baume aux plaies de la Belle, un « je t’aime » dégusté par le sourire innocent, reçu par les baisers de l’enfant sur la joue de son frère. « Je n’ai plus peur près de toi. A chaque fois que je te rejoins. A chaque fois que tu es là. C’est comme si mon âme retrouvait sa moitié. ». Les paroles attelles à Lula déchirée, elle se blottit dans ses bras plus encore voulant ressentir toujours cette chaleur de feu, de reconnaissance, qu’elle écumait les nuits de grandes plaines, les jours de grands labeurs, les moments à deux où ils se racontaient, dans des chuchotis d’amants, dans cette bulle ivre de complaisance leur histoire, les moments d’absence où le cœur d’effroi de perdre lui son être, son protecteur, sa douceur, son ange enfin toujours là à toute vie qu’elle poursuivait, qu’elle haïssait, qu’elle subissait. « Reposes toi maintenant.. ». Doux sons entre ses oreilles percées de fines boucles d’argent qu’elle arborait difficilement. Cadeau souvenir de sa mère cher qu’elle avait quitté de larmes et de sanglots, arrachée aux manches carmines de sa chemise de nuit ce soir où les coups de feux gongs de guerre entre les clans de la Sainte Femme Russie. « Tu… Tu penses qu’elle est morte ? Tu penses qu’elle est morte maman ? Et papa ? ». Des perles de nacres roulèrent sur ses joues froides de gamine brisée par ces enchantements funestes, par ces voyages et découvertes frivoles, par ces abus cachottiers qu’elle éprouvait soumise gentille petit fille. Elle ne pensait à ses vagues décimées par bribes de rougeurs, seule, terrée dans sa chambre de souris, jamais n’en parlait ouvertement de honte, d’angoisse d’une main levée. Dans son coffret là, sous son lit bordé elle gardait jalousement des prémices, des photographies, des mots de son lointain antan. « On y retourneras ? En Russie ? On y retournera ? ».     
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