give me all your attention. (r)
TOP PARTENAIRES DE PWL

plus?vous?voter


MEMBRES DU MOIS
PWL

RPGISTE DU MOIS
Adel De Lavauderie

RPGISTE DU MOIS
Chuck B. Onekung

AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Fermeture de PWL.

Partagez

give me all your attention. (r)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Invité
Invité



give me all your attention. (r) Empty
MessageSujet: give me all your attention. (r) give me all your attention. (r) EmptyLun 27 Jan - 21:40

 
✰ ✰ ✰
give me all your attention baby I got to tell you a little something about yourself
You're wonderful, flawless you're a sexy lady but you walk around here like you wanna be someone else

© tumblr


C’était le genre d’endroit que tu appréciais. C’était le genre d’endroit où tu révérais de voir un jour tes œuvres exposées, du moins s’il on pouvait réellement parler d’œuvres en elles-mêmes. C’est un terme bien trop ambitieux à ton gout loin de réaliser par toi-même ce sont tu étais réellement capable. Tu ne désespérais pas pour autant, non après tout tu avais toujours été objective, pleine de conviction pour un avenir qui semblait te glisser entre les doigts. En dépit de tout, ne lâcher rien strictement rien. L’image de ton crayon de papier étant certainement le moyen le plus métaphorique pour décrire l’importance d’un simple objet, du seul moyen qui te permet de t’exprimer. Seulement en cette soirée légèrement froide ce n’était pas pour toi que tu étais venue, mais simple pour accompagner ta figure maternelle qui venait soutenir une amie à elle. Dans la profession tel que l’art vous aviez un éventail de domaine représentait par plusieurs voiles. Celui de l’écriture, de la photographie, du dessin, de la sculpture, de la peinture et tant d’autres encore. Un panel qui permettait à l’esprit de trouver un refuse parmi la brutalité du monde. Tu te revois encore en haut de l’escalier du duplex que ta mère occupait depuis votre arrivée dans cette ville il y a de cela un peu plus de dix années désormais. Elle te regardait d’un air sévère et sérieux. Te voir te murer dans le silence et la solitude ne cessait de lever des inquiétudes de plus en plus lourdes chez elle. La voir froisser son visage de beauté pour une mélancolie passé t’est difficile, alors pour lui faire plaisir tu te prépares à une soirée de vernissage et d’une multitude de photographie. La compagnie de ta mère était au moins un détail que tu ne regrettais pas, tu aimais passer du temps avec elle. Pourtant c’est seule que tu observes les clichés graphiques de l’amie de la famille, une amie dont l’identité t’est vague. Vêtue d’une robe d’un bleu encre de chine, tu es bien heureuse d’avoir optée pour des chaussures plates car à regarder toute cette gente féminine en haut talon de plus de neuf centimètres, tout cela te donne le vertige. Tu lèves les yeux au ciel tout en portant ton verre à tes lèvres. Du champagne ? Le gout t’apparait amer et peu agréable. Préférant porter ton choix sur une simple boisson non alcoolisée, tu grimaces légèrement comme pour laisser passer la sensation d’amertume. Une photographie en noire et blanc du pont de San Francisco pique néanmoins ta curiosité et c’est sur cette pensée que te diriges un peu plus devant ce cadrage que tu trouves à la fois magnifique et naturel. Il est le parfait reflet de tes souvenirs d’enfance, ceux qui bien avant que tu ne viennes vivre ici à l’adolescence. Et puis tel un vecteur géométrique ce pont te ramène au jour de l’accident, ce jour dont tu refuses de parler. Ce jour-là à signer un tournant dans ton existence, ta personnalité, ta manière de vivre en ce moment même. Tes mains tremblent quelque peu, tu resserres alors tes doigts autour du verre en plastique rouge. Ta respiration s’accélère, mais tu respires doucement comme pour retrouver ce calme qui t’habitait quelques minutes plus tôt. Portant ta boisson à tes lèvres, tu bois une grande gorgée avant de te retourner pour finalement te retrouver en face d’un jeune homme. Sourire enjôleur, bouille d’ange à qui l’on donnerait le bon dieu sans confession. Tu tentes de le contourner mais lui ne semble guère de cet avis.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



give me all your attention. (r) Empty
MessageSujet: Re: give me all your attention. (r) give me all your attention. (r) EmptySam 1 Fév - 15:20

 
~~~
you had me hooked again from the minute you sat down,
the way you bite your lip got my head spinnin' around.

© tumblrtroublemaker, @olly murs.


Tu fis tourner le champagne dans ta coupe, te demandant, pour la millième fois, ce que tu pouvais bien faire là. Tu n'avais aucune affinité particulière pour l'art, d'ailleurs, la plupart du temps, tu n'y comprenais absolument rien. Mais tu savais que les filles aimaient les artistes alors, en grand machiavélique que tu étais, tu sortais une série de phrases sans queues ni têtes, qui ne voulaient absolument rien dire – même toi tu ne les comprenais pas, afin de les impressionner et de passer pour un pro dans la matière. Et ça marchait. A chaque fois. A cette pensée, ton égo bomba fièrement le torse alors que tes lèvres s'étirèrent avec un petit sourire. Tu aimais séduire, charmer, sentir des yeux pétillants venir se poser sur toi. Tu passas une nouvelle fois la salle en revue, cherchant ta prochaine proie. Tu repéras ta mère, à l'autre bout de la salle, son regard bleuté dardé sur une immense toile devant représenter les relations amoureuses. Tu n'en étais pas certain, pour toi, ce n'était que des traits de peintures sans réelle signification, mais visiblement, ta figure maternelle était plus que charmée. Tu serras les poings en songeant que cette toile devait valoir son pesant d'or. Malheureusement, tu ne pouvais pas la lui offrir, à moins de venir la dérobée, à la nuit tombée. Cette idée était plus que tentante. Tu étais prêt à tout pour combler ta mère, qui s'émerveillait déjà de te voir comme un prodige du commerce. Tu le lui devais bien. Après tout, ton paternel vous avez quitté plusieurs années auparavant et cette femme forte qu'était ta mère s'était esquintée toute la journée durant, afin de te faire plaisir et de t'offrir l'université de tes rêves. Bien entendu, elle n'était pas au courant de tes activités nocturnes – cela la tuerait. Tu prétendais travailler dans un fast-food alors que tu étais devenu un pickpocket aguerri. Tu vidas d'un trait ta deuxième coupe de champagne, laissant le liquide pétiller dans le fond de ta gorge. « Tu t'amuses bien, mon chéri ? » Ta mère vint se poster près de toi, comme d'habitude, son sixième sens te concernant s'était mis en route. Tu t'ennuyais ferme, mais tu savais qu'elle adorait ce genre d'endroits. Bien entendu, tu n'avouerais à personne l'endroit où tu te trouvais, en cette douce matinée. Tout de même, tu avais une réputation à tenir. En réalité, tu n'y faisais pas vraiment attention, te contenant d'être toi-même, la plupart du temps. Cependant, tu savais tout de même que te vanter d'avoir passé du temps dans une galerie ne serait pas vraiment un bonus pour ta popularité. « Oui maman, ne t'inquiètes pas. Retourne voir tes tableaux, je surveille le bar, fis-tu avec un petit sourire canaille. » Elle leva les yeux au ciel, amusée avant de se fondre de nouveau dans la foule. Tu soupiras en regardant, pour la énième fois, ta montre. Le temps semblait s'arrêter ici. Une minute équivalait à cinq. Nouveau regard circulaire sur le petit monde de l'institut d'art moderne du couché de soleil. Un éclat de cheveux châtain attira ton regard. C'était elle. Cette fille toujours effacée, probablement très timide, que tu avais déjà repéré à de nombreuses reprises, sans encore avoir eu le temps de l'aborder. Cette fois, l'occasion était parfaite. Tu te déplaças silencieusement jusqu'à venir te placer derrière elle. Tu ignorais tout de la jeune femme, jusqu'à son prénom. Tout ce que tu savais, c'était qu'elle était nouvelle ici, à Sunset Valley et qu'elle était seule – la plupart du temps. Alors qu'elle se retournait, elle tomba nez-à-nez avec toi. Ton plan avait fonctionné à merveilles, encore une fois. Son visage est fin et délicat, et ses joues prennent une douce couleur rosée lorsque vos regards se croisent, l'espace de quelques instants. Ton sourire se fait enjôleur, alors que tu dardes ton regard sur elle, sans aucune impunité. Elle tente de te contourner, cependant, tu l'en empêches en venant te placer de nouveau devant elle. « Salut. » Tu haussas un sourcil amusé en constatant qu'elle rendait les armes et ne tentait plus de te contourner. « Tu ne tentais pas de t'échapper, tout de même, n'est-ce pas ? » Les coins de tes lèvres s'étirèrent alors que tu laissas glisser une nouvelle gorgée de champagne dans ta gorge, appréciant le goût du breuvage. « Je m'appelle Gidéon et toi, jeune âme solitaire ? »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



give me all your attention. (r) Empty
MessageSujet: Re: give me all your attention. (r) give me all your attention. (r) EmptySam 1 Fév - 19:11

 
✰ ✰ ✰
give me all your attention baby I got to tell you a little something about yourself
You're wonderful, flawless you're a sexy lady but you walk around here like you wanna be someone else

© tumblr


« Salut. ». Te dit-il avec un sens délibéré de la formalité, comme si toi et lui étiez de parfaites fréquentations datant de la veille. Il te jaugeait d’un regard charmeur sans cacher la manière dont il pouvait le faire avec un grand sourire, le genre de mimique qui illuminait toujours son visage, comme il avait pu le faire lorsque toi et Niels étiez installés sur le campus. Il possédait encore ce lien qui tu avais perdue il y a de cela quelques mois, un lien que tu avais désiré briser pour ne plus avoir de contact avec l’introspection du monde, supprimant ainsi tout moyen de cohésion avec le monde. Son regard t’indispose, tu prends soin de ne pas le relever et tu te contentes de conserver ton silence. « Tu ne tentais pas de t'échapper, tout de même, n'est-ce pas ? ». A dire vrai cela ne représentait pas tout à l’image de ton action mais on n’en était pas loin puisque dans l’idée cela y ressemblait. Tu étais venue à cette soirée juste pour faire plaisir à ta mère et cette dernière désirait juste soutenir son amie de longue date suite à sa demande. Une succession de faveur qui très inconsciemment te causer une indisposition sur le moment. Vu son attitude désinvolte et son expression diablement amusé, il n’était pas venue pour observer la couleur d’un cliché photographique ou encore le sens d’une toile peinte. D’ailleurs, tu t’interrogeais même sur le sens réelle de sa présence ici et le verre de champagne qu’il portait à ses lèvres te mis la puce à l’oreille. Contrairement à ta personne, il semblait en apprécier la saveur. A l’idée, une moue enfantine de dégout se dessine sur ton visage que tu secoues en un mouvement négatif comme pour en balayer l’image qui s’inscrit dans son esprit. Tu hausses les épaules, le comportement lointain et silencieux étant toujours de rigueur. La continuité de ne pas croiser son regard est toujours maintenu, mais sa dernière question à ton sujet te fait redresser la tête un brin trop vite.  « Je m'appelle Gidéon et toi, jeune âme solitaire ? ». Et alors, tu te maudis d’avoir agi si aisément, toi qui d’ordinaire mesure chaque mot que tu prononces au compte goute, qui prend soin de ne jamais attirer l’attention des gens. Ses yeux reflètent bien les corridors des rumeurs, tous comme l’expression qu’il arborait à ce moment même et l’autre jour sur le campus de l’université. Il était un jeune homme jovial, plein d’énergie dont la sociabilité demeurait aussi palpable que son comportement de parfait dragueur, de parfait précieux sous des airs de malices prononcées. Tes prunelles le toisent un instant,  avant qu’à nouveau tu hausses les épaules, ton regard rivait sur tes pieds. « Je sais. ». Deux petits mots dont l’intonation est aussi neutre que la Suisse en période historique. Finalement, tu reportes ton attention sur Gidéon avant de lui donner ton verre. « Jeune âme solitaire, voilà mon prénom. ». Lui dis-tu un peu plus fermement tout en le contournant cette fois, bien que cela soit très dur de te comporter ainsi, ta timidité reprend très vite le dessus. Tu passes une main dans ta chevelure tout en cherchant d’un bref coup d’œil ta mère pour qu’elle te donne les clefs de sa voiture. Seulement quelque chose te dit, que ce Gidéon n’en a pas réellement finit avec toi et tu voudrais éviter d’être le centre de l’intention.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



give me all your attention. (r) Empty
MessageSujet: Re: give me all your attention. (r) give me all your attention. (r) EmptyDim 2 Fév - 12:11

 
~~~
you had me hooked again from the minute you sat down,
the way you bite your lip got my head spinnin' around.

© tumblrtroublemaker, @olly murs.


Elle regarde ses pieds, trépigne, visiblement impatiente de se débarrasser de toi. Et gênée de cette familiarité qui t'es si particulière. Il est vrai que tu as tendance à t'adresser à tout les gens que tu rencontres comme à des proches, tant et si bien que tu ne le remarques même plus, désormais. Généralement, les gens appréciaient ta façon de les aborder, ils se sentaient tout de suite plus à l'aise. Mais visiblement, ce n'était pas le cas pour la jolie brune. C'était même tout le contraire. Tu te présentas, espérant ainsi détendre un peu l'atmosphère. Sans que tu comprennes bien pourquoi, tu n'avais aucune envie de la voir s'échapper. Tu aimais découvrir de nouvelles personnes, faire connaissance avec tout ce que Sunset Valley comportait de gens excentriques et intéressants. Et la jeune brune rentrait totalement dans cette catégorie. Muette, solitaire, presque invisible, elle t'intriguait follement. Et tu n'étais pas un partisan du mystère. « Je sais, répondit-elle simplement. » Tu sentis ton sourire s'élargir jusqu'à tes oreilles alors que ton ego bombait le torse. Elle savait qui tu étais ? Intéressant. C'était un très bon point pour toi, car cela signifiait qu'elle avait prêté attention à ta personne. Ainsi, elle n'était pas si détachée du monde l'entourant qu'elle voulait tenter de le faire croire. Peut-être même était-elle déjà raide dingue de toi ? Ton sourire se fit plus charmeur alors que tu croisais les bras sur ta poitrine, tel un brave chevalier fier d'avoir vaincu le mal pour une princesse. Alors qu'elle n'avait fait que reconnaître qu'elle connaissait ton prénom. Mais c'était du pareil au même, dans le monde de Gidéon Larsen. « Vraiment ? » Ton sourire se fit narquois alors que tes yeux brillaient d'amusement. Il n'y aucune méchanceté dans ta voix, d'ailleurs, d'aussi loin que tu t'en souviennes, tu n'avais jamais fait preuve de cruauté, ou autres sentiments vindicatifs du genre. Tu t'étais hissé au haut de l'échelle sociale grâce à ton sourire impérissable, à ta bonne humeur constante et ton talent pour amuser la galerie. Il n'y avait pas de lutte de pouvoirs, ou de petits jeux de gué-guerres, avec toi. Tu avais bien trop passé l'âge pour cela. Ses yeux quittent ensuite le bout de ses pieds afin de reporter son attention sur toi. Elle te tend sa coupe de champagne – presque pleine, avant de reprendre, de sa voix mélodieuse – qui se teinte de fermeté : « Jeune âme solitaire, voilà mon prénom. » Tu lèves les yeux au ciel, amusé, en poussant un soupire faussement exaspéré. Elle réussit à te contourner, ramenant son regard au sol, reprenant ainsi son attitude timide et renfermée. Cependant, si tu possèdes un trait de caractère bien marqué, c'est celui de l'entêtement. En quelques pas, tu la dépasses de nouveau et tu places devant elle, lui barrant le passage. Tu places l'une de tes mains sur ses épaules, lui intimant ainsi de se tenir tranquille. « Pourquoi veux-tu me fuir ? Je suis désolé si j'ai dit quelque chose qui a pu t'offenser. » Tu croises de nouveau les bras sur ta poitrine – après avoir vidé sa coupe de champagne, avant de lui adresser un sourire doux et sincère. « On peux aller boire un café, ou faire un tour sur la plage, si tu tiens tant à quitter cet endroit. »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



give me all your attention. (r) Empty
MessageSujet: Re: give me all your attention. (r) give me all your attention. (r) EmptyMar 4 Fév - 22:18

 
✰ ✰ ✰
give me all your attention baby I got to tell you a little something about yourself
You're wonderful, flawless you're a sexy lady but you walk around here like you wanna be someone else

© tumblr


Tu entends encore le bruit des machines. Ces énormes sons sonores qui clignotent à chaque respiration, à chaque fois que tu inspires de l’air comme si tu tentais de reprendre pied. La notion de douleur est seulement vivace pour tes bronches, tes poumons. Des sensations horribles, où la sécheresse d’un désert aride prend pleine possession d’une image bien loin des cartes postales qui ornaient le mur occidental de ta chambre. Tu les entends ces satanées machines, comme tu peux entendre en ce moment mêmes les bavardages incessants des gens qui t’entourent. Tu fuis cette foule depuis des mois, tu cours aussi rapidement qu’elle peut te rattraper et tout t’échappe. La parole t’était devenue secondaire, relayer au second plan. Rare était les fois où tu usais de ta voix, préférant garder le silence et éconduire les gens sans dénoter le moindre intérêt à une conversation dites sociale. « Vraiment ? ». T’avait-il dit d’une manière tout à fait malicieuse, son ton ressemblant à une nouvelle peu récentes mais ayant déjà laissé des traces dans la facette du monde. Sur le campus il était rare de ne pas entendre les jeunes hurlés entre eux, se chamailler comme des enfants puérils ou encore rigoler autour d’une graine masculine qui valait son pesant physiquement. Les yeux joueurs, un sourire emplit d’une malice innée, une apparence plastique sans le moindre défaut et une popularité, voilà sans doute le secret massif de ce jeune brun aux nombreux reflets de cuivre. Tout le monde avait vent du phénomène qu’il représentait en ville. A peine de retour au bercail, son prénom était scandé dans la ruelle de votre maison. A peinte entrée sur le site de l’université son appellation était clamé par des jeunes étudiants. Il était tout simplement ton entier opposé, du moins il représentait une image de toi, un certain fragment de l’ancienne Lussy. Cette fille souriante et communicative qui a perdue foi en la vie, en l’existence humaine et muré dans un mutisme que tu manipulais à ta guise. Gidéon était parvenue à t’arracher quelques malheureux mots alors que tu n’en vais pas prononcés un seul depuis plus d’une semaine, tu ne faisais que dialoguer sur papier. Ton assertion l’amuse on ne peut plus, lui faisait ni chaud ni froid ce qui te donnes une belle opportunité pour te débarrasser de ton verre - qu’il prend soin de boire – mais aussi de plier bagage à cette soirée où tu sens comme une vachette au plein milieu d’une banquise. Tu t’éloignes de quelques pas rapides de ton interlocuteur, en jurant intérieurement contre ta figure maternelle et ses maudites clefs de voiture. Tu ne peux pas rentrer chez elle, tu as horreur des quatre roues, c’est vecteur de trop de cauchemars. Un soupire dépasse le bout de tes lèvres, tu croises les bras contre ta poitrine comme pour chasser cette mauvaise image. Les pas du jeune Larsen ont finalement eux raison de ta personne, il était beaucoup plus vivace malgré ces deux verres de champagnes. Sa main bien plus chaude que les tiennes se dépose massivement sur l’une de tes épaules. Un geste significatif d’un avertissement de ne pas bouger d’un pouce le temps qu’il termine ce qu’il a à te dire. Le regard calme et mesurée tu l’observes quelques instants toujours les lèvres scellées.  « Pourquoi veux-tu me fuir ? Je suis désolé si j'ai dit quelque chose qui a pu t'offenser. ». Sa réplique te désarme légèrement car il est tout à fait sincère dans sa démarche mais tu n’en montres rien même si tes yeux – révélateur de l’âme d’autrui – te trahissent sans doute un peu. Tes prunelles banalement marrons, se veulent plus douces et plus ouvertes à la fois. Gidéon en profite pour terminer sa coupe de champagne, tout en poursuivant.  « On peux aller boire un café, ou faire un tour sur la plage, si tu tiens tant à quitter cet endroit. ». Te dit-il d’une expression honnête et communicative accrochée aux traits de son visage à qui l’on aurait donné le bon dieu sans confession. Cela t’arrache un maigre sourire aux coins des lèvres, tu secoues la tête. Il avait compris que tu voulais partir de cet endroit, combien même tu étais passionnée d’arts et de culture. Le monde, ce monde-là te rappeler cette journée-là. « Tu pourrais être étonné de ce que je veux fuir … ». Glisses-tu d’intonation plutôt peu audible tout en tournant la tête pour tenter d’apercevoir ta mère. Elle était en pleine discussion – amusante – et semblait à son aise dans cet environnement, l’en priver serait lui gâcher la soirée et tu ne le voulais pas.  Tu reposes ton attention sur Gidéon, qui attendait avec une patience plutôt surprenante ta réponse. « D’accord, mais ne compte pas sur moi pour monter dans ta voiture surtout avec les verres que tu as ingurgité. ». Lui dis-tu en tout haussant les épaules et en avançant de quelques pas. Son alcool de sang était véridique mais il te servait aussi de prétexte. Les accidents survenaient rapidement et pouvaient tout bousiller, comme ta main. Tu avances de quelques pas en saisissant ton gilet au passage, menant la marche. Plus tes pas prenaient la direction du centre-ville, plus le bruit prenait de la distance et le calme de la nuit reprenait ses droits. Il y avait de la présence mais c’était beaucoup plus doux et agréable. « Sincèrement Gidéon, tu peux me dire ce que tu veux ? Parce que si c’est pour des cours particulier ce n’est pas la peine et puis … ». Tu mis un arrêt à ta réplique, son regard t’intimer de le faire. La situation était ridicule, tu te sentais ridicule quand bien même ce dernier ne tue pas.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



give me all your attention. (r) Empty
MessageSujet: Re: give me all your attention. (r) give me all your attention. (r) EmptyMer 5 Fév - 22:21

 
~~~
you had me hooked again from the minute you sat down,
the way you bite your lip got my head spinnin' around.

© tumblrtroublemaker, @olly murs.


Elle tente de faire l'insensible, la fille détachée et si renfermée dans ses propres sentiments qu'elle n'en laissait rien paraître. Malheureusement pour la jolie brune, ne possédant toujours pas de prénom – d'ailleurs, tu étais devenu un maître dans la dissimulation des sentiments, tant et si bien que tu reconnaissais quiconque tentait de tricher avec eux. Ses yeux la trahisse, exprimant la surprise et une certaine douceur qui est à l'origine d'un nouveau sourire sur tes lèvres. Tu étais un optimiste fini, un joyeux bout-en-train, tant et si bien que tu passais la plupart de ton temps à sourire, ou à rire. C'était d'ailleurs ce qui avait forgé ta réputation et ce pourquoi tu étais reconnu. Ce petit côté rayon de soleil – modeste en plus de cela. Mais tu avais connu tellement de choses difficiles, que tu préférais désormais te concentrer sur les moindres petites choses de la vie. Tu étais heureux pour un simple petit truc, c'était ce qui te permettait d'attendre pour pouvoir enfin vivre un avenir rayonnant. Tu aurais aimé pouvoir transmettre un peu de cette gaieté à la douce créature qui se tenait devant toi car tu pouvais lire, au plus profond de ses yeux, une sorte de peine intemporelle, un fardeau bien trop lourd pour ses frêles épaules. Ta mère te répétait souvent que tu aurais dû te tourner vers le social. Tu aimais aider les autres, c'était un autre de tes traits de caractère plutôt marqué. Et tu serais plus que ravi d'arriver à raviver le sourire de la jeune fille. Tu étais également obstiné. Un vrai petit pitbull qui ne lâchait rien. Et la faire rire était ton nouvel objectif. Elle secoue la tête, légèrement amusée avant de répondre, d'une façon à peine audible : « Tu pourrais être étonné de ce que je veux fuir … » Tu hausses les sourcils, complètement intrigué, cette fois. Cette jeune fille semblait receler bien des mystères. Tu étais aussi excité qu'un gamin découvrant ses cadeaux le matin du vingt cinq décembre. Ton instinct ne t'avait donc pas trompé, en te poussant vers la jolie brune. Un nouveau visage – surtout aussi agréable que le sien, était toujours agréable d'autant plus lorsque l'âme qu'il renfermait était un trésor de méandres mêlant douceur et secrets. Petit, tu rêvais de devenir détective privé – avant de découvrir que la série Les Experts n'était pas une vraie représentation de la réalité. C'était sûrement pour cela que tu aimais résoudre des choses, aussi infimes et futiles soient-elles. Encore une fois, c'était ce petit rien qui ensoleillait ton âme. Elle semble chercher quelqu'un parmi la foule – pas un petit-ami jaloux pitié. Si tu jouais souvent au caïd, tu étais plus que minable, lorsqu'il s'agissait de te battre. Tu préférais prendre la fuite, ayant pratiqué l'athlétisme dans ta jeunesse. Désormais tu courais toujours. Mais après les filles. Ce qui était bien plus difficile que ça n'en avait l'air. « D'accord, mais ne compte pas sur moi pour monter dans ta voiture, surtout avec les verres que tu as ingurgité. » Tu hausses les sourcils, plutôt surpris par son ton vindicatif, mais tu acquiesces. De toute façon, tu étais un bien piètre conducteur, même si tu voyais bien conduire une Porsche ou autre voiture rutilante du genre. Tu avais toujours eu un petit côté frimeur et m'as-tu-vu. Tu étais assez ambivalent, comme garçon, tu le savais bien, mais qui ne l'étais pas, après tout ? D'après toi, personne n'était tout blanc ou noir. Le monde était gris, alliant avec dextérité joie et tristesse, déceptions et heureuses surprises. Le tout était de savoir les appréhender. Elle attrape sa veste, au passage, et s'élance en direction de l'extérieur. Tu accueilles l'air frais – tout était relatif, avec un sourire. Tu détestais être enfermé. Ton truc à toi, c'était la vie à l'air libre. C'était sans doute pour cela que tu te plaisais si peu en classe, alors que le soleil et les plages t'ouvraient leurs bras. Alors que vous marchiez, en silence, elle devant et toi quelques pas derrière, elle se retourna et te déclara, plutôt abruptement : « Sincèrement Gidéon, tu peux me dire ce que tu veux ? Parce que si c'est pour des cours particuliers, ce n'est pas la peine et puis … » Alors que vos regards se croisent, elle semble perdre brutalement l'usage de la parole et clos ses lèvres vermeilles. Tu fixes ton regard dans ses yeux bruns teintés d'or, lui intimant ainsi de se taire. Tu te doutais bien que la douce émettrait des doutes sur le pourquoi de ta démarche. Tu étais souvent rangé dans la catégorie des mauvais garçons, simplement parce que tu avais le malheur d'être populaire et coureur de jupons, alors que la vérité était que tu étais une âme fondamentalement bonne. « Des cours particuliers ? Je suis deuxième de ma promotion ma grande, c'est probablement toi qui aurais bien besoin de ces cours, fis-tu avec un petit sourire. » Il n'y avait aucune arrogance dans ta voix, tu ne faisais qu'énoncer un fait prouvé. Tu ne voulais aucun mal à la jeune fille, cependant, si tu excellais dans le domaine du charme, les autres terrains de discussions étaient un peu flous pour toi. « Tu es nouvelle en ville et je t'ai toujours aperçue seule, ou bien avec cet hurluberlu aussi pommé que toi qui te sers d'ami. Alors, je me suis dit que ce serait sympa de te faire faire un tour et de montrer ce que cette ville a de meilleur. A part moi, s'entend, ajoutes-tu avec un petit sourire canaille. » Tu lui décoches un petit coup de poing, joueur, dans le bras, avant de ranger bien sagement tes mains dans les poches de ta veste verte sans âge mais que tu adorais. Sans doute parce qu'elle appartenait à ton père … Tu serras les dents, t'obligeant à songer à autre chose avant de reprendre : « Alors, jeune fille mystérieuse au passé bien trouble, aurais-tu un nom, cette fois ? »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



give me all your attention. (r) Empty
MessageSujet: Re: give me all your attention. (r) give me all your attention. (r) EmptyDim 9 Fév - 14:05

 
✰ ✰ ✰
give me all your attention baby I got to tell you a little something about yourself
You're wonderful, flawless you're a sexy lady but you walk around here like you wanna be someone else

© tumblr


Les bras croisées, tu sens le sentiment d’être ridicule t’assailles alors que ses yeux espiègles t’intime de conserver le silence. Ses pupilles sont aussi claires que l’aura d’une rivière qui coule et s’écoule encore. Elles brillent d’une manière que tu entrevois comme malicieuse et dont la vertu t’échappe parce que tu es partie trop rapidement vers des conclusions hâtives. Aller plus loin, prévenir pour guérir, était tout simplement un raisonnement d’auto-défense. Tu avais souffert par le passé et tu ne voulais plus te retrouver dans cette situation d’où l’une des raisons pour laquelle tu fuyais le monde, ne te laissant guider que par les vieilles amitiés que tu avais forgée par la passé. Celles en qui tu pouvais avoir confiance. A nouveau, tu reposes ton regard sur le macadam pavé du trottoir, gêner de comprendre que tu avais fait fausse route. « Des cours particuliers ? Je suis deuxième de ma promotion ma grande, c'est probablement toi qui aurais bien besoin de ces cours. ». T’informe-t-il sans se départir de son sourire malin. Une vérité qui ne te surprenait guère dans le fond, il fut un temps où une partie de ta personne demeurait aussi une excellent élève assidue et d’une sociabilité un peu trop prononcé à l’époque. Aujourd’hui il ne restait plus que la partie assidue, l’autre moitié était juste vide, c’est tout. Son timbre de voix ne traduisait aucune prétention, il n’en jouait même pas. Il ne faisait que mettre sur table un fait véridique que tu avais plus ou moins mis de côté au profit d’une réalité où tu te voyais en danger, cible d’une souffrance que tu préfères gérer à ta manière avant qu’elle puisse t’atteindre. Résultat des courses, tu venais de te tromper et peut être froisser le jeune homme bien qu’il ne semble par t’en tenir rigueur. « J’aurai de quoi relever le niveau, même si je n’en ai pas l’air. Alors désolé de t’avoir collé une étiquette ... ». Déclares-tu en relevant la tête pour le considérer d’une expression sincère et d’un maigre sourire naissant à la commissure de tes lèvres. Tu restes une fraction de secondes à l’observer avant de reprendre le rythme de ta marche, cependant cette fois-ci il marche à ton coté et non plus à quelques pas derrière toi. Gidéon te lance un regard insistant et taquin, exactement le même qu’il t’avait lancé lorsque vous étiez tous les deux sur le campus la toute dernière fois. « Tu es nouvelle en ville et je t'ai toujours aperçue seule, ou bien avec cet hurluberlu aussi pommé que toi qui te sers d'ami. Alors, je me suis dit que ce serait sympa de te faire faire un tour et de montrer ce que cette ville a de meilleur. A part moi, s'entend. ». Sa voix de petite crapule te sort néanmoins de ce souvenir qui te laisse suspecte alors qu’il te donne un petit coup de poing, toujours son sourire joueur accroché à ses traits alors qu’il range ses mains dans ses poches. Tu guettes l’espace d’une minute son poing qu’il a ranger de sa poche, et cette image te ramène sans le vouloir à ta main brisée celle avec laquelle tu dessinais tant autrefois. Tu secoues la tête pour chasser cette image antérieure étant un mauvais vecteur de pensée et tu presses tes lèvres en une ligne mince. « Et je suppose que tu es la cerise sur le gâteau c’est ça ? ». L’interroges-tu en exprimant un rire sincère bien qu’encore timide teinté d’une certaine moquerie. Tu connaissais cette ville pour y avoir vécue il y a des années alors que tes parents venaient de divorcés. Ton paternel – qui avait refait son existence – voulait que tu viennes passer plus de temps à San Francisco avec sa nouvelle famille. Seulement ce qu’il avait oublié c’était que partout où tu pouvais aller, tu te sentais à l’étroit et aucunement à ta place. Si autrefois tu appréciais la vie en Californie, aujourd’hui c’était devenu un enfer, ta ressource de mauvaises ondes. « Tiens donc mon ami serait un hurluberlu ? J’imagine qu’à quelques traits de caractères près, vous vous ressemblez beaucoup. ». Répliques-tu avec qu’une répartie amusé et gentille à la fois tout en te dirigeant vers un commerce du centre-ville qui vend des confiseries. Contrairement à d’autres filles tu te fichais pas mal de manger du sucre ou bien des choses qui ne sont pas bonnes pour la ligne. Il te fallait absolument ta dose de glucose et il n’y avait pas d’heure pour ça. Gidéon te suit tout en observant ce que tu fais, son habituel sourire de loup toujours présent. Ce dernier ne semblait jamais le quitter, ce qui d’une certaine manière de ravit mais tu ne le montre pas. Tu prends un paquet de bonbons à la fraise, et tu tends la monnaie au commerçant avant de te retourner à nouveau vers le brun dont la tignasse cuivré est coiffé d’une manière à la fois négligé et séduisante. « J’ai habité ici quelques temps, je connais le coin. Tu en veux ou bien monsieur le caïd fait attention à sa ligne ? ». D’une œillade détaillée tu le jauges de haut en bas. Il possède un corps et une silhouette sans le moindre défaut, mais au vu de son comportement tu ne le voyais pas du tout se priver des bonnes choses et pour toi les gourmandises en faisaient partie. Tu remarques néanmoins l’espace d’un laps de secondes, que quelque chose le travaille mais tu préfères faire comme si de rien était. Le sucre chasse les ennuis, tu t’en étais bien rendu compte lors de ta longue période à la clinique. « Alors, jeune fille mystérieuse au passé bien trouble, aurais-tu un nom, cette fois ? ». C’est vrai, il ne savait toujours pas ton prénom. Tu avales ce que tu es en train de manger avant d’hausser les épaules. « Lussy. ». Il avait déjà bien cerné la personnalité de ton personnage, pour une fois le silence se referme autour de toi Lussy, fais attention. « … Mais je suppose que tu aurais fini par l’apprendre de toute façon, t’es du genre à ne pas lâcher l’affaire, à être tenace, et je ne pense pas faire fausse route cette fois, si ? ». Ton intonation se fait naturellement plus calme et ouverte à la discussion ce qui t’étonne avant même que tu ne t’en rendes compte.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



give me all your attention. (r) Empty
MessageSujet: Re: give me all your attention. (r) give me all your attention. (r) Empty

Revenir en haut Aller en bas

give me all your attention. (r)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Get up and never give up... [PV Raphaël]
» Deception might give us what we want in the present, but it will always take it away in the end — Siobhán
» Notre alimentation
» « Attention l'Océan, j'arrive ! » [FINIE]
» Attention j'arrive !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
THE SIMS™ play with life. :: 404 ERREUR :: DEMOLIR LE TERRAIN :: Corbeille PWL 3.0 :: Cimetière rpgique-